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Egypte: un mort dans des heurts près de la place Tahrir, trois tués en banlieue du Caire

Egypte: un mort dans des heurts près de la place Tahrir, trois tués en banlieue du Caire

Les affrontements entre partisans et adversaires du président égyptien déchu Mohamed Morsi aux abords de la place Tahrir au Caire ont fait un mort lundi après-midi, a-t-on appris auprès des services d’urgences. Par ailleurs, trois hommes ont perdu la vie dans des heurts, dans la banlieue de la capitale égyptienne.

Plus de 25 personnes ont en outre été blessées, principalement par des tirs de chevrotine, selon les services d’urgences égyptiens.

Auparavant, des centaines de fidèles du président déchu s’étaient rassemblés à proximité du ministère de la Défense, en hommage à trois manifestantes pro-Morsi, tuées vendredi à Mansoura (nord), portant des photos et des banderoles sur lesquelles était écrit « A bas le régime militaire ».

Plusieurs centaines d’autres ont manifesté devant le siège du parquet au Caire, scandant « Sissi meurtrier! ».

La situation reste particulièrement instable en Egypte près de deux semaines après le renversement du premier président égyptien élu au suffrage universel, Mohamed Morsi, destitué par l’armée et placé aux arrêts. Des manifestations géantes ont fait plus de 350 tués depuis ce que les partisants des Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, appellent un « coup militaire ».

Les autorités de transition poursuivent leur programme, avec l’ouverture au public de propositions d’amendements pour réviser la Constitution, avant un discours dans la soirée du président intérimaire Adly Mansour pour l’anniversaire du renversement de la monarchie en 1952 par les « Officiers libres » conduits par Gamal Abdel Nasser.

Par ailleurs, dans le Sinaï, limitrophe d’Israël et de la bande de Gaza, cinq policiers ont été blessés lundi dans une attaque à Rafah, ville frontalière entre l’Egypte et le territoire palestinien.

La famille de Mohamed Morsi dénonce son « enlèvement ».

« Nous sommes en train d’engager des procédures légales localement et internationalement contre Abdel Fattah al-Sissi, chef du coup d’Etat militaire sanglant, et son groupe putschiste », a déclaré la fille du président déchu, Chaïmaa Morsi, précisant les « tenir pour pleinement responsables de la santé et de l’intégrité du président Morsi ».

« Aucun d’entre nous n’a eu aucun contact avec notre père depuis l’après-midi du coup d’Etat le 3 juillet », a précisé un fils du chef de l’Etat déchu, Oussama Morsi.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et l’Allemagne, ont exigé la libération de M. Morsi, détenu au secret depuis sa destitution par l’armée à la suite d’une mobilisation massive pour son départ. La représentante diplomatique de l’UE Catherine Ashton a regretté de n’avoir pu le rencontrer, lors d’une visite la semaine dernière au Caire.

Les nouvelles autorités ont repoussé ces demandes, mais affirmé le 10 juillet qu’il était « en lieu sûr » et « traité dignement », sans toutefois apporter plus de détail sur son lieu et ses conditions de détention.

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